Rénovation électrique : quelles sont les normes à respecter ?

Dans le cadre de tous travaux de rénovation d’une partie ou de l’ensemble d’un bâtiment, il convient de prêter attention à l’installation électrique. Cette dernière répond-elle aux normes en vigueur ou doit-on également la rénover ? Dans le second cas, il est important de savoir comment procéder, car une installation électrique obsolète est dangereuse.

Pourquoi faut-il procéder à une rénovation électrique ?

En fonction de la durée de contact avec une source électrique et la puissance de l’électrisation, un choc électrique peut générer :

  • Une électrocution : c’est la forme la plus grave, car ce terme se réfère à l’électrisation mortelle du sujet suite à un contact avec une source électrique puissante.
  • Des brûlures électrothermiques dues à l’apport de courant électrique dans le corps ;
  • Des brûlures internes et superficielles souvent invisibles en surface.

Chaque année, en France, on recense plus de 4 000 cas d’électrisations par an avec une centaine de décès. Les installations électriques obsolètes et défaillantes sont aussi responsables de 80 000 cas d’incendies sur les 250 000 enregistrés par an. Les risques sont donc importants d’où l’intérêt de rénover une installation déjà défaillante.

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Quelle est la norme à suivre pour une rénovation électrique ?

Pour mener à bien la rénovation de l’installation électrique, il faut se référer aux termes de la norme NF C 15-100. C’est cette dernière qui régit les installations électriques en France et ce, depuis 1956. Son application est obligatoire pour tous les logements neufs et elle doit également servir de référence pour rénover l’installation électrique des bâtiments anciens.

Même si la norme a gardé son appellation première, elle connaît régulièrement de nouvelles mises à jour pour s’adapter aux évolutions technologiques et techniques actuelles. Dans les détails, elle réglemente surtout les installations électriques basses tensions.

Quelles sont les exigences de cette norme électrique ?

Quelles sont les exigences de cette norme électrique ?

Pour la mise en conformité d’une installation électrique, la norme NF C 15-100 émet plusieurs conditions. Parmi elles, on cite :

  • L’établissement du schéma de l’installation
  • La mise en place d’un fil de terre au niveau de chaque point d’utilisation et ce, même si ledit fil n’est pas utilisé. Il reste une sécurité supplémentaire qui réduit le risque d’électrisation.
  • Le respect des codes couleurs pour les câblages : le bleu pour les fils neutres, le vert ou le jaune pour les fils de terre et d’autres couleurs à part le bleu, le jaune et le vert pour les fils Phase.
  • L’installation d’un disjoncteur pour chaque départ de circuit. Dans cette optique, il faut utiliser un disjoncteur de 16A* ou un fusible de 10 A* pour les conducteurs de section 1.5 mm², un disjoncteur de 20A* ou un fusible de 16A* pour les conducteurs de section 2.5 mm² et un disjoncteur ou fusible de 32A pour les conducteurs de section 6 mm². Lire aussi – Quelles sont les fonctions d’un disjoncteur dans un bâtiment ?
  • L’installation d’une boîte de connexion à chaque point de démarrage et de destination d’un conduit électrique. Il peut s’agir d’une boîte de dérivation, d’un tableau électrique, d’un boîtier à placo …
  • Dans une pièce humide comme la salle de bain, les prises électriques doivent se situer à une distance d’au moins 0.60 m de tout point d’eau. Tous les appareils électriques, quant à eux, doivent se situer à, au moins, 2.25 m de la baignoire et de la douche. Et pour revenir aux prises de courant, elles doivent disposer d’un obturateur de protection enfant. En savoir plus sur Salle de bain et électricité : comment procéder ?
  • Un logement, sauf les logements de type T, doit être pourvu d’un équipement composé d’au moins quatre circuits électriques spécialisés. On comptera un circuit spécifique pour les plaques de cuisson et la cuisinière tandis que les trois autres serviront à alimenter les circuits de votre choix comme le congélateur, le four …
  • La mise en œuvre de dispositions spécifiques dans le cas où le bâtiment est chauffé par des radiateurs électriques.

La nome NF C 15-100 donne lieu a une longue liste d’impératifs. Leur mise en œuvre dépendra des objectifs du projet à réaliser. C’est pour cela qu’un diagnostic électrique doit toujours être réalisé avant toute rénovation électrique.

Pourquoi faire entreprendre un diagnostic électrique ?

Avant même que les électriciens interviennent, il est important de faire réaliser un diagnostic électrique. Cette expertise dresse un état global de l’installation en place et met en exergue les travaux à réaliser en priorité. Elle permet de savoir si l’installation répond aux normes actuelles. Pour les installations de plus de 15 ans, ce diagnostic est obligatoire lorsqu’on s’apprête à vendre ou à louer le bien à rénover.

Suite au diagnostic, il devient également plus facile d’estimer la puissance de la nouvelle installation et de choisir le type de raccordement à mettre en place. Les électriciens peuvent alors répondre aux attentes de chacun durant la pose de la nouvelle installation.

Notez que le respect de la norme s’impose que la rénovation ait nécessité une mise hors tension de l’installation du distributeur ou non.

Comment savoir si la nouvelle installation électrique répond à la norme en vigueur ?

Une fois les travaux de rénovation électrique réalisés, il faut d’abord faire valider la nouvelle installation par un agent du Consuel (Comité national pour la sécurité des usagers et de l’électricité). Ce n’est qu’après son contrôle que l’agent délivre une attestation de conformité que l’on appelle aussi « le consuel ». Ce document doit être présenté au distributeur d’électricité avant la remise en service du compteur électrique de votre maison.

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